Témoignages

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Témoignages parus dans le Bulletin N°2 Printemps 2016, sur le thème de l’ouverture sur le monde.

Cécile était en douzième l’année scolaire 2014-2015. Cette année, elle est inscrite dans un lycée des environs pour préparer le baccalauréat, filière ES. Mais son projet pour l’année prochaine est tout réfléchi, depuis longtemps…

Pour elle, il s’inscrit dans le prolongement de son chef d’œuvre, lui-même en lien direct avec ce qu’elle a découvert durant le stage dit « social ». Une scolarité ouverte sur le monde, c’est une évidence pour Cécile qui a eu l’occasion de séjourner deux mois en Allemagne lorsqu’elle était en neuvième, et trois mois aux États-Unis lorsqu’elle était en dixième. Elle a même choisi de faire son stage à la ferme… en Allemagne. Pour le stage en entreprise, elle a travaillé plus près, chez un fleuriste de Verrières-le-Buisson. Elle avait trouvé gratifiant de se voir confier, en fin de stage, l’invention de compositions florales qui se vendaient apparemment bien. Mais c’est son stage social qui l’a particulièrement marquée, quand elle a travaillé avec des enfants trisomiques âgés de quatre à huit ans, à l’Institut de pédagogie curative de Chatou . Une autre expérience d’ouverture sur le monde. Une expérience assez forte pour lui donner envie de continuer dans cette voie. Et c’est ainsi qu’a germé une idée pour son chef d’œuvre de fin de scolarité: elle s’est inscrite comme bénévole dans une association qui intervient auprès de personnes handicapées et elle a écrit et illustré un conte sur le handicap, avec « en vie de partager un message sur la « communication », mais pas n’importe quelle communication : la communication sans mot, la communication par le sourire. Un sacré défi !

Pour Cécile, « l’école donne des bases pour s’ouvrir aux autres » ; concernant son chef d’œuvre, elle dit : « Il me permet d’expérimenter, et maintenant – avec le stage, aussi – je sais que c’est ça que je veux faire. » Alors son projet sonne comme une évidence : l’année prochaine, bac en poche, Cécile part travailler dans un centre pour handicapés, aux États-Unis.

Vincent était aussi en douzième classe l’année dernière. Et il prépare un bac ES cette année, en songeant à Sciences Po.

L’ouverture sur le monde, pour lui ? Elle ne se résume pas aux stages imposés par l’école, bien sûr, mais considérons-les tout de même…, un stage à la ferme dans un élevage de brebis à Genève, un stage industriel dans une entreprise agro-alimentaire spécialisée dans la production de chocolat, un stage social dans le domaine de la réinsertion par l’emploi. Et pour son chef d’œuvre, il a voulu explorer les liens entre l’Histoire et les histoires, avec un conte et une étude sur la transmission des émotions via les histoires: « en principe, dans notre monde, les petites histoires et l’Histoire, parfois incompatibles, ne peuvent cohabiter. Une vérité toute relative… »

Ce qui l’intéresse vivement aujourd’hui, c’est la création de lieux « où l’on concilie la culture et l’agricole, le théâtre et la ferme ». Dans l’autonomie, autant que faire se peut, et déjà en matière alimentaire, par exemple.

Tout un programme!

Autres témoignages :

Alexandre (17 ans) en 12e classe.

«Le plus enrichissant, ce sont sans doute les nombreux voyages et stages. Chacun a tendance à en retirer une grande diversité d’expériences ultra personnelles et précieuses. Le climat de bienveillante liberté, qui s’accroît au cours des années mais surtout pendant les « Grandes Classes », permet de prendre conscience de ce qu’on devient, vers où on va, et avec qui. À partir de là, il ne manque plus qu’à chercher en soi le courage, la volonté et la franchise nécessaires pour prendre en main son destin et le diriger.

Bien sûr c’est encore énorme, et la direction ce n’est pas « tout droit », mais on n’a rien à craindre si on a assez de bons souvenirs pour se lancer et assez d’humour pour les mauvais moments. C’est la fin de cette expérience pour moi, et je ne pense pas avoir le droit de le regretter ! On est là pour avancer avec tous les poids qui nous tombent dessus.»